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Les contrats d’assurance vie les moins chers du marché

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Assurance vie : quels sont les contrats affichant les frais les plus bas du marché ?

Les frais en assurance vie ont considérablement baissé avec l’essor des contrats distribués sur Internet. Frais sur versement à 0 %, frais d’arbitrage à 0 % et frais de gestion réduits sont désormais courants parmi les contrats les plus compétitifs. Une bonne nouvelle pour les épargnants, car contrairement aux performances futures, les frais sont connus à l’avance. Chaque euro économisé sur les frais reste investi et peut à son tour produire des intérêts ou des plus-values durant toute la durée du placement.

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0 % de frais sur les versements : un minimum pour un contrat à bas frais

Pour figurer parmi les contrats d’assurance vie les moins chers du marché, l’absence de frais sur versement est devenue quasiment incontournable. Avec 3 % de frais d’entrée, par exemple, un versement de 10 000 euros ne laisse réellement que 9 700 euros investis. Il faut alors obtenir un rendement de 3,09 % simplement pour retrouver les 10 000 euros initialement versés. À l’inverse, avec 0 % de frais sur versement, la totalité du capital commence immédiatement à travailler. Les contrats en ligne ont largement contribué à imposer cette pratique, même si certains contrats distribués par les réseaux traditionnels conservent encore des frais d’entrée prévus contractuellement, parfois négociables.

Les frais de gestion, beaucoup plus importants sur la durée

Les frais sur versement sont faciles à identifier, mais ce ne sont pas forcément eux qui coûtent le plus cher. Les frais de gestion sont prélevés année après année sur l’encours et leur impact se cumule avec le temps. Une différence apparemment modeste de quelques dixièmes de point peut donc représenter plusieurs milliers d’euros sur un placement important conservé pendant quinze ou vingt ans. C’est particulièrement vrai pour les unités de compte, pour lesquelles les frais du contrat viennent s’ajouter aux frais propres aux ETF, OPC, SCPI ou autres supports sélectionnés.

0,30 % contre 0,50 % : l’écart finit par compter

Prenons simplement deux contrats investis sur les mêmes supports, délivrant une performance brute identique de 5 % par an. Avec 0,30% de frais annuels de gestion, le rendement théorique restant avant fiscalité est proche de 4,70 %. Avec 0,50 % de frais, il tombe autour de 4,50 %. Sur une seule année, l’écart paraît faible. Sur vingt ans, il devient beaucoup plus visible en raison de la capitalisation. La recherche d’un contrat peu coûteux prend donc tout son sens pour une assurance vie destinée à être conservée longtemps
.

ETF : gare à l’empilement des frais

La chasse aux frais est encore plus pertinente pour les investisseurs utilisant principalement des ETF. L’un des principaux intérêts de ces supports est précisément leur faible coût de gestion. Détenir un ETF facturant par exemple 0,15 % ou 0,20 % par an dans une assurance vie prélevant des frais élevés sur les unités de compte réduit une partie de cet avantage. Pour une allocation largement composée d’ETF, les frais annuels du contrat constituent donc l’un des premiers critères à comparer, avec bien entendu la gamme d’ETF effectivement accessible.

SCPI : le contrat le moins cher n’est pas forcément celui qui affiche les frais de gestion les plus faibles

Pour les SCPI, la comparaison devient plus complexe. Il faut regarder les frais de gestion du contrat, mais également les conditions de souscription des SCPI, la fraction des distributions réellement reversée à l’assuré, les éventuels frais spécifiques et les conditions de sortie. Deux contrats affichant les mêmes frais annuels peuvent ainsi aboutir à des performances nettes sensiblement différentes. Le nombre de SCPI proposées ne suffit donc pas davantage à déterminer quel contrat est le plus intéressant.

Fonds en euros : les frais sont déjà intégrés au rendement publié

Pour le fonds en euros, la lecture est différente. Le rendement communiqué chaque année par l’assureur est généralement présenté net des frais de gestion du contrat, mais avant prélèvements sociaux et fiscalité éventuelle. Comparer uniquement les taux contractuels de frais de gestion du fonds en euros présente donc un intérêt limité : pour l’épargnant, c’est avant tout le rendement effectivement servi qu’il faut comparer. Un fonds en euros affichant des frais de gestion légèrement supérieurs peut parfaitement délivrer une meilleure performance nette qu’un concurrent théoriquement moins cher.

Les arbitrages gratuits sont devenus la norme sur les contrats en ligne

Les frais d’arbitrage constituent un autre poste à surveiller, surtout pour les épargnants qui modifient régulièrement leur allocation. Là encore, les contrats Internet ont changé les habitudes : de nombreuses offres permettent désormais d’effectuer gratuitement les arbitrages réalisés en ligne. Des frais peuvent toutefois subsister pour certaines opérations, certains supports particuliers ou des arbitrages effectués selon d’autres modalités. Il convient donc de regarder les conditions tarifaires dans leur ensemble et pas uniquement le très visible « 0 % de frais d’arbitrage ».

Gestion pilotée : une couche de frais supplémentaire à vérifier

Un contrat très peu coûteux en gestion libre peut devenir nettement moins compétitif en gestion pilotée. Aux frais habituels du contrat peuvent alors s’ajouter des frais de mandat, de gestion supplémentaire ou ceux des supports sélectionnés. Une allocation constituée de fonds actifs peut également supporter des frais internes beaucoup plus élevés qu’une allocation comparable construite avec des ETF. Le tarif affiché par l’assureur ne représente donc pas toujours le coût total réellement supporté par l’épargnant.

Comparer les frais à allocation identique

C’est probablement la règle la plus importante pour utiliser correctement un classement des assurances vie les moins chères. Il faut comparer ce qui est comparable. Un contrat facturant très peu de frais mais ne proposant pas les supports recherchés n’est pas nécessairement une bonne affaire. À l’inverse, payer légèrement plus cher peut se justifier si le contrat donne accès à un fonds en euros plus performant, à une gamme d’ETF plus large, à des SCPI dans de meilleures conditions ou à des supports indisponibles ailleurs. Le véritable objectif n’est donc pas forcément de trouver l’assurance vie affichant le chiffre le plus faible dans une colonne « frais », mais celle qui permet de construire son allocation au coût global le plus faible.

Les frais les plus bas ne font pas forcément la meilleure assurance vie

Un classement par frais constitue un excellent premier filtre, pas un classement absolu des meilleurs contrats du marché. Qualité et rendement du fonds en euros, choix des unités de compte, ETF disponibles, conditions d’investissement en SCPI, solidité de l’assureur, options de gestion et qualité du service doivent également entrer en ligne de compte. Surtout, il peut être pertinent de détenir plusieurs contrats plutôt que de rechercher l’assurance vie parfaite : un contrat particulièrement performant pour le fonds en euros, un autre très peu chargé pour investir en ETF et éventuellement un troisième mieux adapté aux supports immobiliers. Les frais comptent beaucoup, mais c’est bien le couple supports disponibles/coût total qui doit faire la différence.

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